Le Valenciennois au zoom

-15-La rue la plus longue de Valenciennes

La rue la plus longue de Valenciennes.

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1°)Préambule

Il s’agit de la rue de Paris. Son point de départ se trouvait être la porte  dite de Paris. C’est cette porte  que l’on empruntait il y a plus d’un siècle pour prendre la direction de la capitale. Elle fût détruite lors du démantèlement des remparts. Ce dernier commencé le 1er février 1891 dura deux ans. La porte  était auparavant  dénommée  porte Notre-Dame et avant cela Porte Pissote.

Pour simplifier on peut dire qu’elle se trouvait au niveau du rond-point actuel entre le boulevard Saly et le boulevard Beauneveu. c’est-à-dire non loin de l’ Escaut. C’est par cette porte Pissote  proche de l’Escaut que les Vikings en 880 pensaient prendre la ville. Ci-dessous une enluminure de Hubert Cailleau illustrant cette attaque.

Les Normands Source : Bibliothèque de Douai. Illustration de la base Enluminures ( Cliquez ICI).réutilisée en accord avec la Bibliothèque de Douai. Reproduction interdite sans son autorisation.

L’église Notre-Dame-la-Grande est représentée en deuxième plan et en arrière plan on aperçoit le Château de Valenciennes. (NB : C’est une  Illustration du 16ème siècle représentant un événement du 9ème siècle. Notre-Dame-la-grande telle qu’elle est représentée n’était pas encore construite ).

Les Normands comme on les nommait à l’ époque arrivèrent par le faubourg de Paris dans le but de piller la ville mais ils  rencontrèrent une résistance si forte qu’ils y renoncèrent, de dépit ils incendièrent les faubourgs. Hubert Cailleau, enlumineur du moyen-age, représente ces farouches guerriers  à l’entrée de la porte «Pissotte» et pour insister sur leur agressivité les représente avec l’ étendard portant la devise «Flagellum Dei» (Traduction: Le Fléau de Dieu).

Ci-dessous une photo exceptionnelle (1890) prise de l’intérieur de la ville et donnant sur le faubourg de Paris.. En arrière plan l’ église du faubourg de Paris. Source Bibliothèque de Valenciennes.

 Porte de Paris BM

La rue de Paris partait donc de cette porte et serpentait dans la ville jusqu’à la place d’ Armes.  (tracé quasiment inchangé depuis des siècles).   Ci-dessous une carte sur laquelle la rue est tracée. Des «épingles» indiquent quelques éléments remarquables que vous découvrirez.

Voir en plein écran

:-) Avec la souris ( clic gauche) vous pouvez déplacer la carte, avec les onglets + ou – vous pouvez zoomer. En cliquant sur une épingle la légende apparaît.

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2°)Promenade  «le nez en l’air» .

Empruntez  d’abord  la « rue des déportés du train de Loos. ». Voir photo ci-dessous

Entrée de la rue des déportés du train de Loos-Rue de Paris

Pourquoi pas la rue de Paris ?. En fait ce premier tronçon de la rue de Paris a été débaptisé en hommage aux 871 déportés en Allemagne le 1er Septembre 1944. Pour en savoir plus cliquez ici .

Mais auparavant cette même rue se nommait rue Pissote du nom de la porte qui se trouvait au niveau du Grand-Bruille (une des 14 rivières ou voies d’eau Valenciennoises). Cette porte a été déplacée par Bauduin l’ Edifieur pour devenir la porte Notre Dame puis porte de Paris.

Une cinquantaine de mètres plus loin vous avez à votre droite la rue Simon Leboucq  si vous ne connaissez pas cet historien, échevin, prévôt, de Valenciennes  Cliquez ici. Ci dessous son buste (marbre de Martin Badar 1613-1684) exposé au musée de Valenciennes. Il  se trouvait avant la révolution dans l’église N.D. la Grande.

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Continuez tout droit quelques dizaines de mètres  et vous découvrirez à votre droite la maison du Prévôt située  rue Notre Dame . Du nom de l’église Notre-Dame-la-Grande édifiée au XIIème siècle souvent considérée comme la  « Merveille des Pays Bas ».

Nota : La maison du prévôt , deuxième maison la plus ancienne de Valenciennes après celle de l’Hôtel des Carondelets (place verte) a été occupée par Simon Leboucq alors prévôt désigné par les moines de l’ abbaye d’ Hasnon pour gérer les biens de cette communauté. Quand vous serez en face vous reconnaitrez cette maison sans problème.

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À droite de la photo : la rue des déportés du train de Loos, que vous venez d’emprunter.

Notre Dame-la Grande, édifiée fin XIIème, œuvre du premier art gothique du Nord de la France  se trouvait en face de la maison du prévôt. (Le Saint Cordon y aurait été conservé depuis l’an 1008 dans une première chapelle avant la construction de l’église).

Selon la croyance, en 1008, la vierge ou un ange avait déroulé autour de la ville un cordon l’isolant ainsi d’une épidémie de peste et la sauvant de la mort. Ci-dessous un dessin à la plume de Simon Leboucq.

   Notre Dame la grande BM

Source : Bibliothèque de valenciennes : http://patrimoine-numerique.ville-valenciennes.fr/ark:/29755/B_596066101_MS_0673/P_009

Vous découvrirez les arcs-boutants, éléments essentiels  d’une construction Gothique (désignés par les repères 3). Peut-être les premiers jamais construits !. Simon Leboucq note dans la marge que 2 arcs-boutants (repères  4) ont été abattus par le vent en 1606. Petit détail : Simon Leboucq avait sans doute «le nez en l’air» quand il a remarqué un nid de cigogne en haut de la tour de gauche encadrant le portail d’entrée.  Était-ce un soucis du détail et de la précision chers à Simon Leboucq ? ou la révélation de son esprit badin ?.

Autre dessin en cliquant ici : Source Google books, Les lithographies sont d’Henri Macaire.

 Qu’en reste t’il après la révolution ? Rien ou si peu. Cependant vous retrouverez  un de ses murs intégré au bâtiment de la sous-préfecture de Valenciennes au bout de la rue Notre Dame. Voir photo ci dessous.

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Et si vous vous rendez à Raismes près de Valenciennes vous découvrirez les orgues de Notre-Dame-La-Grande dans l’église St Nicolas, Voir photo ci-dessous.

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C’est le maire de Raismes qui en  fit l’acquisition en 1864 pour remplacer celles offertes par le marquis de Cernay lors de la construction de l’église Saint Nicolas en 1751/1752.

Ci dessous un montage photographique montrant sur une vue actuelle l’ancien emplacement de notre Dame la Grande.

Emplacement Notre Dame la grande.Source photo: Géoportail  de l’ I.G.N.

http://www.geoportail.gouv.fr/accueil

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-Traversez  la place du 8 Mai, attention de ne pas heurter une des quelques constructions métalliques que l’on trouve à Valenciennes.(Œuvres d’ Art confectionnées avec les rails, fer I, fer U, tubes et autres matériaux d’une métallurgie moribonde).

Œuvre d’Alain Valtat intitulée «Juste Construction».

Juste Construction-Alain Valtat-Place du 8 Mai 1945-Valenciennes

-Dirigez vous vers la place du neuf-bourg. Mais auparavant arrêtez-vous devant le N° 106 de la rue de Paris.

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En levant les yeux vous découvrirez un bas relief au dessus de la porte.

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Que représente-t-il ?  L’origine en est inconnue mais,

-Pour les uns il s’agit d’une représentation de Valenciennes et de ses remparts.

-Pour d’autres il s’agit d’une représentation de la Jérusalem Céleste.

Source Wikipedia : la Jérusalem céleste est un concept traditionnel juif et chrétien, associé à la fois au jardin d’Éden, à la terre promise et à la reconstruction du Temple après la fin de la captivité des juifs à Babylone ; selon les traditions elle peut être une ville littérale, un lieu spirituel, ou représenter l’aboutissement de l’Histoire et le retour à la perfection initiale. La Jérusalem céleste est représentée dans certaines basiliques par le centre d’un labyrinthe que les pénitents devaient parcourir à genoux. Cette épreuve représentait symboliquement un voyage en terre sainte. Le labyrinthe ne comprend aucun cul-de-sac, ni embranchement,  seule la persévérance permet d’arriver au centre.

Ci-dessous le labyrinthe de la basilique de Saint Quentin. (Aisne)

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-Une dernière version plus récente suggère  que ce bas-relief serait en fait l’enseigne d’un estaminet portant le nom de «à la ville de Douai». Reste cependant un petit mystère, regardez le coin gauche du bas-relief on aperçoit les symboles pontificaux sur le clocher d’une église. (Clefs de St Pierre et la tiare).

Encore quelques dizaines de mètres et vous arrivez place du Neuf-bourg.

Valenciennes place du Neuf Bourg

La statue en premier plan , «la vénus moderne» est l’œuvre d’Henri Derycke.

Retour dans le passé avec la  photo ci-dessous  prise avant la guerre 14/18.

Source : Zentrales Verzeichnis Digitalisierter Drucke: http://digital.staatsbibliothek-berlin.de/werkansicht/?PPN=PPN729273229&PHYSID=PHYS_0041&USE=800 ngcs.staatsbibliothek-berlin.de Cette place du Neuf-Bourg, qui abritait autrefois le commerce de la laine à tisser les draps, fut appelée place du marché au filet jusqu’au 18ème siècle. Et on désignait sous le nom de Neuf Bourg le nouveau quartier qui s’élevait plus au nord du centre ville  originel de Valenciennes, lui même appelé Grand Bourg. Le Neuf-Bourg conserva longtemps son indépendance et ne fut annexé au Grand Bourg qu’en 1338.

« L’intérêt architectural et patrimonial de nombreuses maisons de la place datant du 18éme siècle leur a valu de bénéficier d’une campagne de restauration des façades qui a permis au quartier de retrouver une partie de son charme d’antan. ».

Rendez-vous devant le n°28 de cette place (dernière maison au fond de la place)

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Cette maison ne semble présenter aucun point particulier, mais si vous regarder le mur entre la troisième et la quatrième fenêtre de l’étage  vous découvrirez un boulet de canon tiré par les  confédérés lors du terrible siège de 1793..(c’est une info du CSPV)

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Revenons près de la statue d’ Henri Derycke, un panneau explicatif situé près de celle ci précise que l’église Saint Vaast (intra muros, pour la distinguer de l’église Saint Vaast-là-haut) était bâtie à cet endroit.

Quelques lignes sur l’église Saint Vaast, mais d’abord ci dessous l’ église dessinée par Simon Leboucq

Nota du 20/11/2019: Suite à une « migration » de version du programme du patrimoine numérique il n’est plus possible actuellement de visionner cette image.

 

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Source : Bibliothèque de valenciennes. http://patrimoine-numerique.ville-valenciennes.fr/ark:/29755/B_596066101_MS_0673/P_127  

;-) Vous pouvez zoomer cette image avec la molette de votre souris.

Notez le commentaire de Simon Leboucq à droite de l’image. « Ici fût pris l’esturgeon en l’an 1617.». Une Croix indique même l’endroit près du pont. L’Escaut était sans doute moins pollué à l’époque !. C’est son ancien cours qui est représenté (ne pas confondre avec l’ Escaut canalisé actuel).

Simon Leboucq raconte même cette anecdote dans son « Histoire ecclésiastique de la ville et comté de Valenciennes ». « L’esturgeon d‘une grandeur exceptionnelle fut aperçu dans l’Escaut le 3 Mai 1617. Le dimanche 7 Mai, vers midi des bourgeois se jettent dessus et le tue à coups de couteaux. Le magistrat organise de suite une visite payante. La moitié des profits fût remise aux pauvres de la ville et l’autre moitié à ceux l’ayant capturé. » Fin du résumé de l’anecdote.

Tournez le dos à la place et reprenez votre promenade dans la rue de Paris .

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Un gros plan sur le pignon du café situé en premier plan vous rappellera que cette place débordait d’activités à une époque pas si lointaine.

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Continuez jusqu’au 94 de la rue. C’est une maison Scaldienne (dite maison espagnole). Celle-ci, en cours de restauration deviendra le siège du Comité de Sauvegarde du Patrimoine Valenciennois (C.S.P.V.).

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Depuis Août 2015 les travaux ont repris, cette fois ils concernent le grenier, les deux étages, le rez-de-chaussée et la cave. Ci-dessous une  photo du rez-de-chaussée en cours de restauration.

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D’autres vues dans le reportage photo de M. Cybertowicz  président du CSPV en cliquant ici .

Reprenez votre promenade et vous apercevrez bientôt le bâtiment ci-dessous, dont le fronton rappellera à certains la «réclame» : B.B.B.B .

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Qui signifiait «Buvez la Bonne Bierre Bouchart». (avec modération dirait-on aujourd’hui)

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Cliquez ici  vous vous connecterez sur un site très intéressant qui répertorie des brasseries du Valenciennois.

Changez de trottoir, un porche clos par un portail en fer forgé au N° 78 permet d’entrevoir la cour et les bâtiments de la maison de retraite N.D. de la Treille.

Notre-Dame de la Treille

La maison de retraite Notre-Dame de la Treille est un EHPAD privé à but non lucratif. Cette structure accueille actuellement 38 personnes et devrait prochainement (2016 ?) déménager de cet immeuble et  s’installer dans le nouvel EHPAD en construction au faubourg de Paris  entre  l’Escaut   et la rue du clos des Villas. L’hébergement devrait passer de 38 à 78 personnes.

On trouve dans « le miroir des ordres et instituts religieux de France » de l’ abbé Maillaguet (1865) que l’institution des Sœurs de Notre-Dame de la Treille fondée en 1845 possédait une maison de sœurs gardes-malades à Valenciennes. (page 271).Google Books. S’agit-il de cette maison ? Ci dessous quelques vues des bâtiments  et de la chapelle.

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La cour

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La Chapelle

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Reportage « La voix du Nord » en cliquant ici

Nous sommes en 2017 (lors de cette mise à jour), les délais ont été tenus, les anciens logent maintenant dans leur nouvel établissement situé près de l’ENTE sur une berge de l’Escaut Rue de l’abreuvoir.

Copie de Escaut devant etablissement la treille

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Sur le trottoir d’en face de l’ancien établissement, on trouve un des derniers bouquinistes de Valenciennes. Il est parfois possible d’y dénicher une réédition  de «Histoire Ecclésiastique de la ville et du comté de Valentienne » de Simon Leboucq.

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Continuez votre promenade, vous arrivez sur la place St Nicolas de son ancien nom « place de l’ Isle ».. Face à vous l’église St Nicolas devenue auditorium. Cliquez ici pour en savoir plus.

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Au centre de la place vous découvrez  « la femme au pigeon » de Lucien Brasseur  et en arrière-plan, au fond d’une impasse l’église réformée de Valenciennes, (fédération protestante de France.).

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À partir de cette place la rue de Paris vire à angle droit (vers votre droite), prenez quand même le temps  de regarder l’ancien collège des Jésuites devenu la Bibliothèque de Valenciennes.(Rue Ferrand)

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Quelques pas vous emmènent bientôt face au square Watteau .

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Devant l’église St Géry, qui s’est vue privée d’un clocher puis à laquelle un beffroi a été apposé en guise de clocher se substituant ainsi  au beffroi de la grand’place  qui s’était écroulé en 1843 vous pouvez découvrir:

-La sculpture «Cheek to Cheek» de Roland De Jong Orlando.

-La fontaine Watteau conçue par Jean Baptiste Carpeaux ,terminée par Ernest Hiolle. Inaugurée le 12 octobre 1884

-15-La rue la plus longue de Valenciennes dans architecture cheek-to-cheek-et-watteau

-La stèle d’Alfred Bottiaux : «Jehan Froissart remettant ses chroniques à Philippa de Hainaut». Voir autre article de ce blog en cliquant ici.

-Ci-dessous les 12 piliers de l’église qui figurent les 12 apôtres.

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Après avoir visité l’église, traversez le square, vous vous trouvez face au 56 de la rue de Paris. Cette immeuble construit en 1712  est l’ancien Hôtel Floréal dit aussi Hôtel de Desfontaine de Frasnoy.

Hôtel Floréal dit Hôtel de Desfontaine de Frasnoy

Une longue restauration, terminée en 2009, a permis la mise à disposition de  10 logements neufs, très lumineux  donnant sur une cour intérieure.

Lire un article de VA-info en cliquant ci-après: http://www.va-infos.fr/index.php/sections/article/ouvrez_les_portes Les portes sont parfois ouvertes.

20151031_095932  

Continuez votre parcours vers la place Saint Jean : Ne la cherchez pas, elle n’existe plus depuis le dernier conflit. Cependant il en reste quelques cartes postales comme souvenirs.

Nota du 20/11/2019: Suite à une « migration » de version du programme du patrimoine numérique il n’est plus possible actuellement de visionner cette image.

Source: Bibliothèque municipale de Valenciennes.  http://patrimoine-numerique.ville-valenciennes.fr/ark:/29755/B_596066101_MAR1000

Mais où se situait-elle ? Les observateurs attentifs et fureteurs auront remarqué en arrière- plan de la carte postale un coin de l’hôtel de ville. Cette place se trouvait donc proche de la rue de Paris.

Ci-dessous un extrait d’un ancien plan Ravet  de Valenciennes. La place St Jean est repérée en rouge, une flèche jaune indique l’axe de visée du photographe de l’époque.

Extrait Plan Ravet

Encore quelques pas et vous arrivez sur la place du marché aux herbes (Face à la poste) dernière étape de votre promenade. La sculpture « Le couple » d’Eugène Dodeigne  salue la fin de votre visite.

Eugène Dodeigne est décédé à Linselles le 24 décembre 2015, à l’age de 92 ans.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA à bien regarder cette œuvre on en vient à découvrir qu’une sculpture dite abstraite peut apparaitre très figurative.

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Erratum:

J’ai écris en début d’ article que l’ église Notre-Dame-la Grande de Valenciennes était considérée comme la « Merveille des Pays-Bas » c’est une erreur de ma part, ce titre revient à la cathédrale de Cambrai détruite à la révolution. La maquette ci dessous  se trouve exposée à Cambrai dans l’ actuelle cathédrale Notre-Dame de Grâce.

La Merveille des Pays-Bas 1148-1796

On quitte Valenciennes certes, mais la reconstitution 3D de cette cathédrale vaut que vous y passiez quelques minutes à la regarder. C’était, comme à Valenciennes, les débuts de l’ art Gothique.

 source youtube: https://www.youtube.com/watch?v=diO5B7OpwGY  

À bientôt pour d’autres découvertes.

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17 novembre, 2015 à 20 h 20 min | Commentaires (8) | Permalien


-11- Hubert Cailleau: Enlumineur du moyen âge

Hubert Cailleau:

Enlumineur du moyen âge

Mis à jour le 04/11/2014: Actualisation des liens vers la base « Enluminures »

Continuons notre découverte de Valenciennes en interrogeant les plaques de rue. Empruntons cette fois le tramway pour nous rendre dans un quartier excentré de Valenciennes et descendons à la station. « Dutemple ».

OLYMPUS DIGITAL CAMERANous ne sommes pas là pour admirer un « tag »,  expression de  «street art », mais pour découvrir qui se cache derrière le nom Hubert Cailleau que porte la rue face à la station de tram.

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Il faut d’abord mentionner le chroniqueur  Louis de la Fontaine dit Wicart ,historien, né à Valenciennes en 1522,  Chevalier du Saint Sépulcre  (après un voyage à Jérusalem). Il a écrit l’ «Histoire des antiquités de Valenciennes » il décédera à Liège en 1587.

Aucun historien de cette époque (Simon Leboucq, Henry d’ Oultreman….) ne condescend à parler D’ Hubert Cailleau  peintre miniaturiste Valenciennois. Seul Louis de la Fontaine signale son existence et le met en valeur pour la simple raison qu’il l’a chargé d’illustrer les chapitres de ses livres. Ses écrits sont censés raconter l’histoire de Valenciennes depuis sa création  mais ses livres sont une succession,  certes de faits historiques, mais aussi une suite de faits divers, de légendes et même semble t’il de légende Arthurienne. On peut y déceler l’influence des écrits du Chroniqueur très controversé Jacques de Guise.

Hubert Cailleau (1526-1590 ?) a illustré d’un pinceau que l’on pourrait qualifier de naïf ce passé Valenciennois.Toutefois beaucoup de détails sur l’habitat, les vêtements, les coutumes, les faits historiques de son époque sont riches de renseignements. C’est l’époque où Valenciennes fait partie de l’empire. Charles Quint est l’empereur, sa venue à Valenciennes est accueillie avec faste. (Une rue  porte encore son nom). Presque un siècle et demi plus tard  Louis XIV y entrera à coups de canons et Vauban modernisera les fortifications de Charles Quint.

Hubert Cailleau a même élaboré  les décors d’un Mystère*  à l’occasion de cette visite impériale.

(*Un Mystère est une pièce de théâtre  à  sujet religieux tiré des évangiles).

Les quelques enluminures d’Hubert Cailleau qui suivent  se retrouvent sur le site :

http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/enlumine_fr

 

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1°)Commençons par les légendes

-Hubert Cailleau représente ci-dessous BRENNUS qui organise la construction de Valenciennes.

Brennus _construction de ValenciennesBrennus _construction de ValenciennesBrennus _construction de Valenciennes

Brennus et la construction de Valenciennes

 

 Source : Bibliothèque de Douai.  Cliquez ICI,

Illustration de la base Enluminures réutilisée en accord avec la Bibliothèque de Douai.  Reproduction interdite sans son autorisation.

Brennus _construction de Valenciennes

Qui était Brennus ?

Vers 390 avant Jésus Christ ce chef Gaulois envahit l’ Italie pour s’en approprier les richesses. Après avoir mis en déroute l’ armée Romaine il s’empare de Rome désertée de ses habitants. Seuls quelques Romains réfugiés dans le Capitole résistent pendant plusieurs mois. Une attaque surprise nocturne des Gaulois est déjouée par les cris des fameuses oies qui réveillent les Romains. Devant cette résistance inattendue Brennus accepte de retirer ses troupes moyennant une rançon d’environ 330 kg d’or.

Afin d’alourdir la rançon sur la balance, les Gaulois utilisent des faux poids. Le subterfuge est découvert,  les Romains demandent de quel droit ils utilisent des poids truqués.  Brennus ajoute au déshonneur des Romains en jetant son épée et son baudrier sur la balance en répondant « Du droit des vainqueurs » et ajoute « Vae Victis » (Malheur aux vaincus).

Ci dessous Extrait de Google Books 

Livre d’Abel Hugo (1830): Histoire générale de France depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours.

Brennus reçoit la rançon du capitole

-11- Hubert Cailleau: Enlumineur du moyen âge dans art

On se demande ce que vient faire cette histoire de Brennus dans le « recueil des antiquités de Valenciennes ». Il semble que devant l’absence de documents, Louis de la Fontaine,  comme Jacques de Guise, et autres « antiquaires » (Hugues de Toul,  Lucius de Tongres.) a inventé un passé glorieux à Valenciennes. Mais il est vrai que l’on ne s’intéresse aux origines de Valenciennes que depuis relativement peu.

Valenciennes en tant que « civitas » n’existerait que depuis la fin du IIIème siècle. Auparavant elle n’était qu’ une bourgade,  sur la voie reliant deux importantes cités  gallo-Romaines Fanum Martis (Famars) et Turnacum (Tournai).

Brennus n’est donc pas le bâtisseur de Valenciennes, comme l’ a représenté Hubert Cailleau. Cependant cette légende a inspiré le sculpteur nordiste Henri Gauquié (1858-1927) qui a réalisé son bronze « Vae Victis » pour l’exposition  de Paris de 1900.  Cette statue se trouvait en 1904 au jardin de la Rhonelle puis face à la gare de Valenciennes avant d’ être fondue pendant le conflit 14/18 en raison de sa forte connotation patriotique.

Brennus

Source de la carte postale: Genealexis

Remarque:  on trouve en vente sur le net des statuettes répliques exactes du  Brennus  d’ henri Gauquié.(photo de droite).

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-Autre « légende » illustrée par Hubert Cailleau, il s’agit de la fondation  vers 364-367 de la ville de Valenciennes  par l’empereur romain fervent promoteur du christianisme: VALENTINIEN.

Il commence par raser le temple Romain et le remplacer par une chapelle dédiée à la sainte Vierge,  il ordonne la destruction de toutes les statues des anciens cultes païens et fait construire l’ hôtellerie Saint Jean destinée à soigner les malades, ce serait l’ancêtre de l’ Hôtel-Dieu de Valenciennes.

À noter que sur l’imposte actuelle du portail du 8 rue du Grand Fossart, dépendance de l’ Hôtel Dieu, on découvre le texte   « Hôtellerie fondée vers 367. » ce qui ne veut pas dire pour autant que le bâtiment de l’Hôtellerie se trouvait à cet endroit.

Valentinien détruisant les statues païennes

Valentinien Ier faisant détruire les idoles à Valenciennes

Source : Bibliothèque de Douai.  Cliquez ICI,

Illustration de la base Enluminures réutilisée en accord avec la Bibliothèque de Douai.  Reproduction interdite sans son autorisation.

À noter la présence de nombreux cygnes sur l’ Escaut. Cygnes qui seront à l’origine d’une autre légende : Valenciennes viendrait de Val-en-cygnes et expliquerait la présence de deux cygnes sur les armoiries de la ville.

La présence de Valentinien est également source de débats. On trouve  dans « Mémoire pour répondre à la question : Quels endroits …..pouvaient passer  pour villes avant le 7ème siècle » de M.J. de ROCHES publié en 1769 cette brève description de Valenciennes, page 95.

Castrum Valentianas

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-Encore une légende, celle de la présence de CARADOC blessé lors du siège de Valenciennes. Il s’agirait de  Caradoc, duc de Cornouailles,  de la légende Arthurienne (Chevalier de la table ronde). La porte qui se trouve au second plan serait appelée porte Cardon depuis cette épisode .( Cardon-Caradoc noms très proches phonétiquement).

Caradoc blessé au siège de Valenciennes

Maxime et Caradoc blessé au siège du château de Valenciennes.

 

Source : Bibliothèque de Douai.  Cliquez ICI,

Illustration de la base Enluminures réutilisée en accord avec la Bibliothèque de Douai.  Reproduction interdite sans son autorisation

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-Sainte Vierge protégeant Valenciennes de la peste.

En l’an 1008 la peste menace Valenciennes. L’ Ermite Berthelin qui vit retiré en un lieu que l’on situe proche du village de Maing (une chapelle a été construite à cet endroit) reçoit un premier message de la vierge expliquant qu’elle allait dérouler un cordon protégeant la ville de la peste……pour la suite… cliquez ici (lien vers le site Hainautpédia)

Cet événement a été bien sûr illustré par Hubert Cailleaux.

_Saint Cordon

Institution de la procession de Valenciennes le jour de la nativité notre dame le 8 Septembre 1008

Source : Bibliothèque de Douai. Cliquez ICI,

Illustration de la base Enluminures réutilisée en accord avec la Bibliothèque de Douai.  Reproduction interdite sans son autorisation

Ci-dessous une photo de la chapelle construite semble t’il en 1819 (mais un mascaron porte la date 1655 )  sur le lieu supposé de l’ apparition . On y retrouve au premier plan la source qui figure sur l’illustration de Hubert Cailleau.

NB : Cette chapelle portait aussi le nom de Chapelle Notre Dame des Pierres à cause des menhirs qui se trouvaient à proximité.

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  Un autre chroniqueur a également illustré en 1650 le tour  du Saint Cordon,  il s’agit de Simon Leboucq prévôt de Valenciennes.

Nota du 20/11/2019: Suite à une « migration » de version du programme du patrimoine numérique il n’est plus possible actuellement de visionner cette image.

Source : Bibliothèque de Valenciennes Patrimoine Numérique: http://patrimoine-numerique.ville-valenciennes.fr/ark:/29755/B_596066101_MS_0673/P_001/v0001.simple.highlight=(Author:.selectedTab=otherdocs.hidesidebar

:-)   Vous pouvez zoomer l’image avec la molette de votre souris. Vous pouvez également la visionner en plein écran (Symbole en haut à droite de l’image).

Le Saint Cordon est ici représenté en rouge, il ceint la ville de Valenciennes. La Sainte vierge se trouve en haut du plan (rep 12.)

Un ange ailé,  au centre de la carte (rep 13) achève le tour de la procession et se dirige vers l’ Église Notre-Dame la Grande.

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-Guillaume 1° de Hainaut rendant une justice exemplaire.

C’est une légende narrée également par les chroniqueurs Henri d’ Oultreman  en 1639 et Simon Leboucq en 1650 soit environ 150 ans après la version de Louis de la Fontaine.

Guillaume le bon rendant justiceGuillaume 1° de Hainaut rendant une justice exemplaire

 

Source : Bibliothèque de Douai. Cliquez ICI,

Illustration de la base Enluminures réutilisée en accord avec la Bibliothèque de Douai.  Reproduction interdite sans son autorisation

 En 1336 un paysan possédait une admirable vache dont il tirait une bonne partie de sa subsistance.

Le Bailli, haut personnage, voulut en vain acquérir cet animal. Devant le refus obstiné du propriétaire il s’en empara de force. Le paysan furieux décida de se rendre à Valenciennes où le comte était retenu pour maladie. Les deux personnages sont interrogés et finalement le coupable est confondu il devra payer cent couronnes d’or au paysan. Les deux parties sont satisfaites,  mais le comte se tourne vers le Bailli et lui dit « Tu as donné satisfaction au paysan, mais pas à moi ». Le prince distinguait ainsi le délit contre une personne privée et l’infraction à l’ordre public.

Le prince fit alors venir un prêtre pour recueillir les confessions du condamné, puis il tira son épée, la tendit au bourreau qui décapita le bailli en sa présence.

Source Google Books cliquez ici  (pages 124 et 125 du livre « Le pardon » publié par

Jacqueline Hoareau-Dodinau, Xavier Rousseaux, Pascal Texier)

D’après la légende le comte fit poser la sculpture d’une vache sur un mur de la halle de Valenciennes pour avoir mémoire du jugement de ce riche bailli condamné pour avoir volé sa vache et tous ses biens à un pauvre villageois.

La halle, la maison échevinale ont été reconstruites plusieurs fois au fil des siècles, toutefois sur la façade de l’hôtel de ville actuel on peut encore y retrouver un bovin (mais ce n’est pas une vache ).

 D’ Oultreman ( le fils) précise que cette vache était visible sur la façade jusqu’en 1611.

Lorsqu’on reconstruisit l’hôtel de ville en 1867 on éternisa à nouveau l’animal sous la forme d’un bas-relief inserré dans la façade. Peu importe  le sexe réel de cette bête à cornes. Déjà au XVI ème siècle Hubert Cailleau l’avait représentée comme un bœuf dans le médaillon qui domine la scène dans l’enluminure ci-dessus.

Fantaisie d’ artiste pour qui voler un bœuf ou une vache constituait un délit identique.

Ci-dessous le bœuf de la légende, il vous faudra une paire de jumelles pour le retrouver parmi les autres bas-reliefs de la façade de l’hôtel de ville.

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 Hôtel de ville de Valenciennes, son histoire :  cliquez ici (site Hainautpedia)

NOTE:

Pour M. Jean Claude Poinsignon , historien de l’ Art et spécialiste de l ‘école Valenciennoise,  le taureau située sur le septième bas-relief de l’ hôtel de ville n’est pas la vache de Guillaume le Bon de la légende ci dessus. Ce n’est qu’un élément de décor d’un Hôtel de Ville « flamand ».

Source :Extrait de l’article du 1er février 2012 de M. Poinsignon paru dans le livret de l’exposition « Valenciennes autrefois » des 3 et 4 mars 2012.

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 2°)Les faits divers .

-Duel judiciaire à Valenciennes.

Duel judiciaire

Duel judiciaire à Valenciennes en 1455

 

Source : Bibliothèque de Douai. Cliquez ICI,

Illustration de la base Enluminures réutilisée en accord avec la Bibliothèque de Douai.  Reproduction interdite sans son autorisation

« Le duel de Valenciennes est rapporté par plusieurs chroniqueurs. Chastellain décrit sur cinq pages ce duel extrêmement sanglant, très critiqué car il se déroule entre bourgeois.

 À l’origine de l’affaire, Matthieu Cocquiel prend la fuite après un meurtre, et se réfugie à Valenciennes où il y a un droit d’asile en vertu d’un privilège ancien de la ville : un criminel ne peut être poursuivi sauf si un parent de la victime l’accuse d’avoir voulu donner la mort, auquel cas, un duel a lieu.

Un certain Plouvier parent de la victime, accuse publiquement Cocquiel en le menaçant de mort. Après quatre mois de procédure, le duel est décidé. La Cour intervient car Charles le Téméraire est hostile à la tenue de ce combat. La date du duel est sans cesse repoussée. Philippe le Bon rentre d’Allemagne, on le consulte, lui aussi est assez hostile au duel. Tous les Valenciennois favorisent Cocquiel, car il représente le privilège de la ville (le droit d’asile), or les nobles sont soupçonnés de vouloir casser ce privilège. Philippe le Bon se rend finalement à Valenciennes et le duel a lieu. Il représente une occasion d’affirmer indépendance judiciaire de la ville. Philippe le Bon n’est là qu’en spectateur, il assiste d’ailleurs au duel derrière un paravent.

 Toute la mise en scène du duel vise à réaffirmer la compétence valenciennoise, il n’y a pas de héraut. Les deux opposants se battent à coups de bâton (car l’épée est réservée aux aristocrates), leur écu pointe en haut. C’est le prévôt de la ville qui préside au duel. Toute l’assemblée soutient Cocquiel, et le duc de Bourgogne se tient en marge.

 Après un combat très violent, Cocquiel demande la clémence du duc de Bourgogne, mais ce dernier n’est pas juge, et les autorités de Valenciennes exigent au contraire la mise à mort, comme le veut la loi. Il est tué, étranglé et pendu. Tous les chroniqueurs jugent ce duel bourgeois particulièrement infâme. Philippe le Bon supprime peu de temps après la coutume Valenciennoise.

Pour conclure, il ne faut pas analyser le duel médiéval à l’aune de ce qu’on sait du duel de l’époque moderne. Il ne s’agit absolument pas d’une pratique courante pour laver une insulte, c’est au contraire une pratique très encadrée aux dimensions avant tout politiques. »

Source  Cornucopia  

-Le non-paiement de l’impôt à Valenciennes en 1345.

Exécution des rebelles à l'impôt

Exécution de rebelles à l’impôt, à Valenciennes en 1345

Source : Bibliothèque de Douai. Cliquez ICI,

Illustration de la base Enluminures réutilisée en accord avec la Bibliothèque de Douai.  Reproduction interdite sans son autorisation

L’exécution se tient face à la maison échevinale (ancien terme pour Hôtel de ville), Simon Leboucq l’avait dessinée avec un soucis du détail. On peut comparer les deux illustrations.

Maison échevinale de Valenciennes 1650

3°)Les faits historiques .

-Les Vikings (Normands) assiègent Valenciennes en 880.

Les Normands

Défaite des Normands à Valenciennes.

 Source : Bibliothèque de Douai. Cliquez ICI,

Illustration de la base Enluminures réutilisée en accord avec la Bibliothèque de Douai.  Reproduction interdite sans son autorisation

Le chroniqueur d’ Oultreman nous rapporte également cette attaque avortée de la cité de Valenciennes.(en Mars 880 ou Mars 881).

Les Normands comme on les nommait à l’ époque (Nord-Man ->Homme du Nord ) arrivèrent par le faubourg de Paris dans le but de piller la ville mais ils  rencontrèrent une résistance si forte qu’ils y renoncèrent, mais incendièrent les faubourgs.

Hubert Cailleau représente ces farouches guerriers  à l’entrée de la porte « Pissotte » (ancien nom de la porte Notre Dame ) et pour insister sur leur agressivité les représente avec l’ étendard portant la devise « Flagellum Dei » (Traduction: Le Fléau de Dieu).

Le 07 et le 08 juin 2014 les Vikings étaient de retour à Valenciennes, mais c’était dans le cadre de l’exposition « Les Vikings dans l’empire Franc » organisée par le musée des Beaux Arts.(Expo du 16 Mai au 07 Septembre 2014).

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Les Vikings (Danois)  sont passés par Maing (à 5 km de Valenciennes) avant de saccager Denain et Cambrai, c’est l’hypothèse émise par M. Conreur président du comité de sauvegarde du patrimoine Maingeois .Cliquez ici

 Ci dessous l ‘épée Viking  dont parle M. Conreur découverte à Denain. (actuellement à l’expo temporaire du musée de Valenciennes.) OLYMPUS DIGITAL CAMERA

-Linondation de Valenciennes en 1532.

1532- Inondation de Valenciennes .L’inondation de Valenciennes en 1532.

 

Source : Bibliothèque de Douai. Cliquez ICI,

Illustration de la base Enluminures réutilisée en accord avec la Bibliothèque de Douai.  Reproduction interdite sans son autorisation

Plusieurs fois par siècle les bas quartiers de la  Ville de Valenciennes se sont retrouvés inondés par la Rhonelle et par l’ Escaut. En 1532 des fortes crues concomitantes  des deux rivières inondaient toute la ville.

Sur l’enluminure les gens se déplacent en barque devant « Notre Dame la Grande ». Cette enluminure illustre le récit mythologique de la vengeance de l’Escaut avec l’accord des dieux Neptune et Triton contre les Valenciennois qui bornèrent les eaux d’un rempart de terre et de madriers.

Ci-dessous des extraits de « Histoire de la ville et comté de Valentiennes » d’ Henri d’ Oultreman :

-« En l’an MCCCLXV (1365) la Rhonelle s’enfla si fort que le bras de l’Escaut abattit la porte Cambrésienne et l’eau couvrit le pavé de notre Dame de la Chaussée ».

-« En l’ an MDXXXII (1532) la veille de Noël les eaux s’enflèrent si à coup qu’elles foncèrent la Porte Cambrésienne et la muraille des Chartriers étant emportée  quatorze personnes y furent misérablement noyées. Toutes les rues furent submergées jusqu’aux plus hauts lieux de la ville. Le marché était plein de nacelles (barques) qui allaient ça et là porter victuailles aux quartiers inondés. »

-Les incendies de Valenciennes

Incendie ValenciennesIncendie à Valenciennes en 1522

Source : Bibliothèque de Douai.  Cliquez ICI,

Illustration de la base Enluminures réutilisée en accord avec la Bibliothèque de Douai.  Reproduction interdite sans son autorisation

La nuit du 3 et 4 Décembre 1522, les rivières et les étangs sont gelés,  un incendie se déclare chez un certain Martyn…, homme de vie pernicieuse qui avait décidé d’offrir une soirée somptueuse à quelques amis. Après avoir fait grande chère, le feu plus grand que de coutume avait mis le feu à la cheminée. Une grande partie de la ville fut réduite en cendre.

Mais déjà en juillet 1171, le jour ou naquit à Valenciennes Bauduin, futur empereur de Constantinople, les réjouissances  publiques à l’occasion de cet heureux événement eussent pour fin déplorable l’embrasement de 3000 maisons. (D’après d’ Oultreman et Simon Leboucq).

Un autre incendie le 21 Octobre 1257 menaça de brûler 4000 maisons.

Source : Précis historique et statistique sur la ville de Valenciennes par Desfontaines de Preux (1825)

En 1279, pour limiter les risques de propagation des incendies, une interdiction d’utiliser le chaume pour couvrir les toitures avait pourtant été promulguée, il avait fallu commencer à construire autrement afin de supporter le poids plus important de l’ardoise et de la tuile. Progressivement un nouveau type de construction était apparu : La maison Scaldienne. (Site Hainautpédia)

 La peste à Valenciennes

La peste à Valenciennes

Peste à Valenciennes en 1515

Source : Bibliothèque de Douai. Cliquez ICI,

Illustration de la base Enluminures réutilisée en accord avec la Bibliothèque de Douai.  Reproduction interdite sans son autorisation

La peste est une maladie endémique au moyen âge. Régulièrement le Valenciennois est dévasté par des épidémies que l’on assimile  parfois à une punition divine. L’enluminure montre Dieu, dans une nuée, donnant l’ordre à un ange  armé tenant une lance et un crane de frapper la ville. !

Retrouvez les dates d’apparition de ce fléau  sur le site Hainautpédia en cliquant ici 

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-Fin de l’ article

Toutes les enluminures d’Hubert Cailleau ne figurent pas  dans cet article, le but n’était pas de recopier l’intégralité de  celles-ci,  je vous invite à les retrouver sur la base Enluminure dont le lien se trouve en début d’article.

Les illustrations de la venue de l’empereur Charles Quint à Valenciennes et des festivités  qui s’en sont suivies figureront peut-être dans un article qui lui sera consacré .

Les illustrations d’ Hubert Cailleau m’ont été un fil conducteur, (ou un prétexte),  pour raconter une infime partie de l’ histoire Valenciennoise,  même si celle-ci fait une belle part aux légendes.

L’original  du livre de Louis de la Fontaine illustré par Hubert Cailleau se trouve à la bibliothèque Municipale de Douai. Grand merci à M. le Conservateur du fonds ancien de la BM de Douai qui m’en a autorisé des copies.

11 juin, 2014 à 22 h 30 min | Commentaires (1) | Permalien